"Même le plus long des voyages commence par un premier pas..."
...sur le GR20, on croit souvent que ce sera le dernier!
SUR LE GR20
L'envie de partir, toujours
Entre randonneurs, les discussions bien souvent abordent le thème de... la randonnée, et quand il s'agit d'évoquer l'idée d'un voyage futur, le GR20 s'impose rapidement dans les propos comme une destination phare. Ce coup de baguette magique pédestre caressant les sommets de l'Ile de Beauté, entre le bleu de la Méditerranée et le chatouillement d'un soleil du Sud, a quelque chose qui vous envoûte et vous attire, et ne vous laisse pas de répit tant que vous n'avez pas prononcé "on y va, on le fait"!
Jour 0 - Liaison Calvi / Vizzavona: U Trinchinellu (le petit train)
Quittant la grisaille de Calvi (ben oui ça arrive parfois il fait gris et moche en Corse), nous sommes arrivés à 20h le 4 juillet dans cette minuscule gare cachée à 905m d'altitude au milieu d'une grande forêt de feuillus et de pins. Pour nous emmener à Vizzavona au point de départ du GR20-partie Sud, pas de car rapide express, non; nous avons préféré la jouer bucolique et venir en train, empruntant la liaison Calvi-Ajaccio, sur l'une des deux seules lignes ferroviaires de Corse.
Le voyage avait duré 3h30 depuis Calvi, avec une correspondance à Ponte Leccia. Pour s'imaginer ce qu'est le train Calvi-Ajaccio, pensez au TGV : eh bien c'est exactement l'inverse! Un bruit de camion diesel fatigué, 500 virages, des secousses incessantes et des bruits inquiétants de métal qui gémit, le tout lent, très lent, pendu au-dessus du vide lors des traversées de viaducs
(photo 1). C'est pittoresque, simplement! Néanmoins, en vrai Corse, ce train vous laisse le temps de savourer le relief de l'île qui défile de part et d'autre des rails: le paysage est si beau que l'on peut passer les longues heures du trajet accroché à la fenêtre.
Jour 1 - Vizzavonna / E Capanelle: une mise en jambes
C'est donc ainsi qu'Anne et moi nous nous sommes réveillés ce 5 juillet 2007, 3ème jour en Corse, à l'Hôtel I Laricci à Vizzavonna au coeur de la montagne, près à en découdre avec ce chemin mythique.
Le matin du départ, il fait très beau, mais froid. Nous prenons un solide petit déjeuner à l'hôtel, avec une double ration de café ou de thé pour se motiver. Accrochés au liquide brûlant, comme toujours avant un saut dans l'inconnu, nous cherchons sans nous l'avouer à profiter jusqu'au bout du confort, à ressentir la chaleur facile du monde civilisé dans nos tripes. Car après, on ne sait jamais...
8h00. D'un pas lent et confiant, frais et reposés, nous gravissons dans la fraîcheur les 750 m de dénivelé pour arriver au col Bocca Palmente (1640 m) d'où nous voyons simultanément la mer et la montagne.
Les grands sommets corses étalent leurs arrêtes nues derrière nous, et je cherche du regard le Monte Cintu, point culminant de l'île, à 2703 m. Dans la descente, nous passons à côté des bergeries d'Alzeta et leurs surprenants volets rouge vif
(photo 2).
A l'intersection près des bergeries de Cardu, nous déjeunons dans l'herbe en admirant le paysage de Pins Laricio et de feuillus bien verts. Le sentier serpente un peu puis se dirige tranquillement vers le Sud-Ouest le long des courbes de niveau, presque à plat. Trop peinard ce GR! Je me dis "nous y sommes presque, à la fin de l'étape". Mais sur le guide topo, je compare l'altitude entre le refuge du soir et mon altimètre: +250 m. Donc on y est pas encore! Et effectivement, il y a un vrai "mur" à gravir avant d'arriver, qui nous casse bien les pattes et nous rappelle où nous sommes!
15h00. Gîte des bergeries d'E Capanelle (1586 m). Ca y est, première étape franchie. Nous avons mis 7h au lieu des 5h annoncées. C'est l'échauffement!
Le gîte où nous passons la nuit n'a de gîte que le nom: il s'agit plutôt d'un refuge entouré de cabannes de jardin, sortes de baraques en bois sombres et poussièreuses ou l'on nous fait dormir sur des lits usés. Mais le repas ce soir là est délicieux, nous nous régalons d'une soupe épaisse puis d'un ragôut de boeuf corse, suivi de fromage et de gateau à la châtaigne. 5000Kcal au moins, mais ça fait du bien! Avec une petite Pietra, LA bière Corse, les langues se délient et les discussions rapprochent les randonneurs. Thème préféré: la comparaison entre ceux qui comme nous sont partis au milieu du GR20 et ceux qui l'ont fait depuis le début. Ces derniers nous font soit peur concernant la difficulté du chemin, soit ils nous confortent dans notre choix d'avoir choisi uniquement d'en faire un bout, au Sud. On verra...
Jour 2 - Gîte des bergeries d'E Capanelle / Refuge de Prati: le meilleur
5h00. On se lève tôt en montagne, surtout ici où le soleil de l'après-midi est brûlant.
Les premières heures de la matinées sont donc les meilleures pour marcher.
6h30. Départ sous un soleil déjà chaud qui illumine la Méditerranée et nous laisse entrevoir au loin dans la brume vers l'Est les contours d'un massif montagneux inconnu. Nous apprendrons plus tard qu'il s'agit de l'île de Monte Christo au large des côtes italiennes
(photo 3).
Marchant sur un beau et régulier sentier en balcon, nous savourons cette marche du second jour: le soleil et chaud mais doux, les odeurs de garigue et de pins nous embaument, le chemin est facile. En dessous de nous tout est vert, au dessus de nos têtes s'étale la crête du Monte Renoso. Cette paisible balade nous emmène au plateau de Gialgone, puis par une petit passerelle suspendue nous arrivons à une crête où nous rencontrons les premiers cochons sauvages. Ils sont petits mais dodus, et abolument pas farouches, notre présence ne les perturbe nullement dans leur fouissage sous les feuilles. On garde nos distances...
11h30. Dans la chaleur de l'après-midi nous atteignons le col Boca di Verde (1289 m), où nous faisons le plein d'eau fraîche, avant d'attaquer la montée éreintante vers le Boca d'Oru (1840 m) puis le refuge vers 14h30. Une bonne montée avant le refuge, on connaît maintenant!
Ah, le magnifique refuge de Prati (1820 m): perché dans un plateau herbeux, il est comme posé sur un green d'altitude, avec l'herbe bien tondue (il y a des chevaux en liberté, chapardeurs aussi) et une vue plongeante sur la mer
(photos 4 et 5). Sieste au soleil obligatoire, du bonheur! C'est la haute montagne à la mer, la Corse quoi!

Ce soir, c'est decidé on ne mange pas le repas proposé par le gardien, mais le couscous en boîte que je trimballe dans mon sac et que j'ai maudit durant toute la montée de l'après-midi. Le refuge comme tous les autres du parcours est bien équipé en gaz, casseroles, eau courante, etc. donc on peut facilement cuisiner ses propres victuailles. Allez hop, un kilo en moins. Mais bon, on lorgne quand même sur le plat des autres, car Buitoni ça ne vaut pas les produits corses. Après le repas, une tournée de schnaps (ça aussi ça sera en moins à porter); c'est l'occasion de discuter avec Houssine, ou Robert, des randonneurs en solo, ainsi qu'avec Adeline, une avenante et jeune avocate qui fait tout le GR20 toute seule et nous conte ses explois et ses rencontres. Elle part toujours tard des refuges, flane en route, et arrive la dernière, mais sa réputation la devance et tous l'attendent le soir. Un sourire rayonnant à toute épreuve ouvre bien des portes!
Jour 3 - Refuge de Prati / Refuge d'Usciolu: dur-dur les précipices
3h00. Non ce n'est pas l'heure de se lever, mais les vibrations mesurables sur l'échelle de Richter de notre voisin de dortoir nous arrachent de notre sommeil. Il a mangé une tronçonneuse ou quoi? Par moment, sa respiration est si hoquetante et étouffée que je souhaite secrètement qu'il s'étouffe pour de bon! Hélas, il survit! Anne par contre bouillonne et, n'en pouvant plus, sort dormir sur le perron. Mauvaise nuit pour tous, mais beau réveil à la belle étoile pour ceux qui sont sortis (Anne n'est pas seule dehors, un autre marcheur a fuit Mr-le-Suisse-Allemand-qui-ronfle).
8h00. Le départ est nettement plus difficile ce matin-là: les crampes accumulées les jours précédents, la mauvaise nuit à côté de Schwytzer-Dutch le vibreur, et surtout le chemin qui se "corse" franchement maintenant. Dès que nous tournons le dos à la paisible prairie de Prati, les sueurs froides (ou chaudes) commencent. Nous montons tout de suite à 2000 m, pour cheminer sur une arrête exposée au vent et au vide
(photo 6). Le sac était déjà lourd dans les montées, il devient maintenant réellement encombrant dans les passages d'arrête. La marche est longue et lente, ici on ne progresse pas comme dans nos Vosges, mais vraiment comme dans les Alpes (ou alors une comparaison dans les Vosges ce serait, pour ceux qui connaissent, le "Sentier des Roches" mais répété 5 fois dans la même journée). Chaque pas doit être réfléchi; ici sur le GR20 on ne marche pas la tête en l'air mais en cherchant constamment ses appuis. Distraits s'abstenir.
16h00. Cette étape n'en finit pas: le passage au col de Laparo où il fait à nouveau très chaud, puis une remontée de folie et encore une marche sur la crête du Monte Formicula (1998 m) nous amènent, exténués, au refuge d'Usciolu. Nous arrivons sous un soleil brûlant, et restons assis une bonne heure devant le refuge, hébetés et muets de fatigue. Heureusement, la vue du coucher de soleil sur le Monte Incudine est belle de là-haut (voir la photo panoramique tout en haut de cette page). Et dans nos assiettes remplies à ras-bord, la montagne de pâtes au boeuf corse et aux carottes nous requinque. Ca c'est du sport!
Jour 4 - Refuge d'Usciolu / Bivouac de Pedinielli: au coeur de la beauté
5h30. Ouf, Schwytzer-Dutch-le-vibreur n'a pas suivi et nous avons passé une nuit tranquille. Mais ce matin les crampes et un sérieux mal de gorge accompagné de quintes de toux sèment un grand doute sur la suite de la randonnée pour Anne. Le moral est bas chez tous les deux, j'essaie tant bien que mal de la remotiver et lui donne un "comprimé miracle" gardé en souvenir depuis mon service militaire. Il porte l'inscription anodine "Pharmacie Centrale des Armées: comprimé anti-tussif". On ne sait pas ce qu'il y a dedans... mais je me souviens que c'était très efficace.
7h00. Nous petit-déjeunons très tôt sur la terrasse du refuge. Ces petits-déjeuners en plein air sont parmis les plus beaux moments du trekking: tout est silencieux, les marcheurs à demi ensommeillés évoluent lentement à travers le campement et presque personne ne parle. Humble devant l'immensité des montagnes et le rythme impertubable du soleil levant, c'est pour chacun un moment de grande modestie où notre condition humaine de petit point dans l'univers prends tout son sens.
8h00. Le comprimé a fait son effet miracle: nous n'abandonnons pas mais partons à l'assaut de la 4ème étape. Mieux que les médicaments, la volonté de Anne prend le dessus et la pousse à repartir. Ca va mieux. Le plus grand stimulant sur ce chemin est autour de nous: la Corse est une merveille, chaque arrête franchie révèle un trésor. La matinée passe à monter et descendre les rocs de la Punta d'Usciolu, et subitement nous sommes sortis de la haute montgne pour déboucher sur le plateau du Coscionu. Façonné par l'érosion glaciaire, couverte de hêtres et d'herbe tendre, cette grande plaine d'altitude (1500 m) nous pousse à ralentir le pas. Finalement on va faire cool aujourd'hui et ne pas rejoindre le refuge. Nous portons depuis le début des tapis de sol autogonflants sur nos sacs-à-dos, alors c'est l'occasion de les utiliser. C'est décidé, ce soir on dors à la belle étoile!
12h00. Au point le plus bas du plateau, des ruisseaux coulent un peu partout, et nous nous arrêtons sur une berge d'herbe tendre pour pique-niquer. Nous savourons cette étape lente, bronzette et bon repas. Le temps libre me permet de partir explorer le torrent: je trouve une superbe piscine naturelle, où il est impossible de ne pas se baigner (malgré l'eau à 16°C, Anne n'aime pas trop!).
14h00. Nous remontons doucement les premières pentes du Monte Incudine, pour arriver au lieu-dit
Pedinielli, la seule aire de bivouac aménagé de tout le GR20 Sud. Source fraîche, grand pré et zones pour faire du feu, soleil pour bronzer, on est bien. Et libre, car il n'y a personne alentours, la montagne est à nous. Moins bien par contre est la carte du menu du soir: poulet au curry lyophilisé! Pour Anne c'est la découverte du lyophilisé, et le commentaire gastronomique ne se fait pas attendre: beuark!
21h00. Un peu au-dessus du bivouac je trouve une sorte d'enclos de pierres sèches tapissé d'herbe
(photo 7), où nous allons transférer le bivouac pour nous protéger du vent de la nuit et des cochons sauvages qui rodent aux alentours. Bien nous en a pris, car en pleine nuit l'un des bestiaux réussit à s'approcher de l'enclos, monte sur les pierres et nous vole notre réchaud à alcool! Oh le con! Gamelles, ustensilles, alcool, il nous pique tout et l'entraîne au loin dans la nuit noire. On a du mal à y croire mais c'est bien vrai: on vient de se faire dévaliser par un cochon!
Jour 5 - Bivouac de Pedinielli / Col de Bavella: on en a bavé, là!
5h30. Les premiers rayons du jour éclairent notre bivouac et dès qu'il fait suffisemment clair je me lance à la recherche de mon réchaud. Je le trouve rapidement dans les broussailles avec l'emballage déchiqueté et des grosses traces de dents dans l'alu des gamelles: belle dédicace!
6h45. Et c'est reparti! Tout de suite nous attaquons avec une grosse une montée: le Monte Incudine (2134 m) atteint vers 9h30. C'est le plus haut sommet du sud de la Corse
(photo 8) et le GR20 passe bien au sommet alors qu'il pourrait le contourner. Dalles lisses de granit et vent là-haut, nous y découvrons le massif déchiqueté des Aiguilles de Bavella. Anne reste 3 secondes au sommet, puis repart: il y a "précipice"!
Peu après le sommet nous apercevons tout en-bas le refuge d'Asinau, qui semble tout proche (1530 m) et qui pourtant va bien nous casser les pattes. Dans un large thalweg il faut chercher le sentier quasi inexistant, sur une pente constamment à la limite de la dé-escalade
(photo 9). Les 600 m de la descente sont vaiment durs, et toujours ce f... sac trop lourd qui nous déséquilibre.
Nous arrivons en fin de matinée au refuge d'Asinau, où à part le gardien il n'y a personne. Pff, on s'arrêterait bien déjà tant la descente nous a éprouvé! Nous faisons un rapide break (fromage et toujours les incontournables Canistrelli) puis nous continuons la descente vers les Aiguilles de Bavella. Peu après la traversée du ruisseau d'Asinao, nous remontons (comme la température) et entammons le contournement des aiguilles par le dessous, liaison donnée à 3h30 sur le guide. Il nous en faudra 5!
14h00. Anne fait un faux-pas sur une racine de Pin et son genou fragile manque de se déboîter. Cette frayeur nous poussera à ne pas prendre la variante "alpine" vers les aiguilles mais plutôt le chemin le plus long et le plus sûr. Mais je ne vois aucune différence: sur le GR20 TOUS les sentiers sont alpins!
Last but not least, ces dernières heures sont terribles: l'altitude est plus basse donc il fait très chaud, et le sentier n'en finit pas de serpenter autour des aiguilles. Nous grimpons, nous glissons, nous rampons, nous bavons. Vers 18h00, la pierre du sol change de couleur, passant du brun à un beau rose raffiné: du granit rose! Ca y est on arrive à Bavella!
18h45. Col de Bavella: onze heures de marche depuis ce matin. Belle étape!
Il y a une route qui franchit le col, ce qui nous plonge immédiatement à nouveau dans la civilisation avec tout ce qu'on avait délaissé ces 5 derniers jours: les gras touristes en camping cars, des gosses braillards courrant après leurs parents ou l'inverse, du gasoil dans l'air et dans le pré, et des taches de glaces à la fraise sur les bancs. M'en fout, on s'y précipite quand même car on est kaputt, on veut dormir! Nous nous écroulons littéralement dans le premier bar venu, en demandant une bière et une chambre dans le gîte attenant. L'hôtelier se frotte les mains: sur nos fronts plein de sueur clignote en lettres géantes le mot "PIGEONS" et il ne va pas se priver: il nous donne une chambre miteuse et puante à prix d'or... Une nuit dans un gîte? non, une nuit "in ze shit".
Ah ce qu'on était bien dans les montagnes corses le long du GR20... et tout de suite on espère un jour y retourner!
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GR20: CONSEILS PRATIQUES
Partez léger, portez léger:
le sac à dos idéal
Sur le GR20, on en a vraiment bavé, là (et ce n'est pas qu'un jeu de mot) essentiellement en raison du poids excessif du sac à dos qui massacre les épaules, les reins et déséquilibre sévèrement dans les passages diffficiles.
Au départ nous pensions être partis légers, mais pendant le trek je me remémorais toutes les bricoles apparement "utiles" que j'avais emmenées et qui n'avaient rien à faire en montagne: affaires de plage, chemises, chaussures de ville, etc.
Mon sac pesait 16-17kg eau incluse, c'est beaucoup trop. Le GR20, c'est de la vraie rando alpine en conditions difficiles (terrain TRES accidenté) donc il faut ABSOLUMENT partir léger.
Au retour j'ai donc décidé de lister ce qui est vraiment nécessaire, afin de constituer une sorte de
sac à dos idéal dont vous trouverez la liste détaillée ci-contre.
Oui, il y a peu de choses, mais si vraiment vous ne pouvez pas vous passer de fringues modes et propres, attendez donc le retour dans une grande ville après la rando et faites vous du shopping.
Autonomie oui, autarcie non
La Corse, c'est pas le Kamtchatka: vous êtes en terrain habité, et il n'est pas nécessaire de s'équiper avec 15 jours de victuailles dans le sac. Un bon repas lyophilisé de secours au fond du sac, des barres énergétiques, du chocolat et des fruits secs, voilà ce que vous pouvez emmener de chez vous. Mais chaque soir en refuge, le gardien ou le cuistot du gîte vous offrira toujours la possibilité de manger un bon plat chaud, copieux et roboratif, avec souvent des produits locaux. Pour les pauses midi vous lui achèterez fromage, pain, saucisson, et c'est bon pour la journée!
LES PRIX EN JUILLET 2007
La Corse, c'est cher. Ainsi tout est dit, ce n'est vraiment pas une destination bon marché!
C'est une île, et les Corses qui vivent du tourisme n'ayant des clients qu'en juillet-août, ils doublent ou triplent les prix en pleine saison. Si vous voulez aller en Corse avec un petit budget, allez-y hors saison. Sinon, ça fait mal!
Ici, quelques exemples de prix rencontrés lors de notre séjour (période = début juillet, donc en août c'est pire):
- Vol A/R Strasbourg-Marseille-Calvi: 310¤ par pers
- un bon repas complet sur le port de Calvi: 59¤ par pers
- train aller simple Calvi / Vizzavona: 20¤ par pers
- repas à l'Auberge de la Gare de Vizzavona: 17¤ par pers
- demi-pension gîte E Capanelle: 31,50¤ par pers
- repas du gardien dans les refuges: entre 8 et 16¤ par pers selon la composition du repas
- nuitée dans un refuge du Parc Naturel de Corse (tarifs règlementés): 9,50¤ par pers
- chambre double miteuse dans le gîte "Les Aiguilles de Bavella": 80¤ pour deux
A NE PAS MANQUER EN CORSE
Lors de notre périple corse, au travers de la montagne ou durant les heures de transport, nous avons dressé l'oreille et certains noms et lieux sont revenus plusieurs fois: conseillés par des Corses, c'est vraiment là qu'il faut aller!
- faire du canyoning et de la rando/baignade de piscines naturelles en vasques à l'eau turquoise: Canyon de Pucaraccia, près des Aiguilles de Bavella
- en prendre plein la vue lors de la montée vers le Col de Bavella, en venant de Porto Vecchio
- se baigner dans une carte postale: Plage de Palombaggia, près de Porto Vecchio. Hélas, le lieu ne s'apprécie que hors saison. Sinon, tout aussi beau et moins bondé: la Plage de Rondinara
- déguster la Corse et ramener quelques saveurs à la maison: Domaine Orsini à Calenzana, près de Calvi. Ce domaine produit des confitures, des vins et une multitude de produits du terroir. Prenez-vous le temps de participer à une dégustation.
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